HISTORIQUE                                                   /                                                 CINQUANTENAIRE

 

Il devient au 1er janvier 1964, établissement autonome sous l'appellation "Lycée de la Porte de Vanves". L'établissement deviendra le Lycée François Villon en janvier 1966.

 

François de Moncorbier dit Villon : né en 1431 ou 1432 à Paris, disparu en 1463, est un poète français de la fin du Moyen Âge. Il est probablement l'auteur français le plus connu de cette période. Les romantiques en firent le précurseur des poètes maudits.

 

Les oeuvres complètes de François Villon sur : gallica.bnf.fr

Plus d'informations sur le site de la Société François Villon

 

PHOTOS HISTORIQUES
POURQUOI UN NOUVEAU LYCEE A PARIS EN 1960 ?

 

2 raisons : la massification de l’enseignement secondaire et l’évolution démographique.

 

Il importe de faire un petit historique pour rappeler les principaux itinéraires possibles pour un élève sortant de CM2 en 1959. Il passe, jusqu’à cette date, soit en fin de CM2, soit après un an de cours supérieur, l’examen d’entrer en 6° qui lui permet d’entrer aussi bien, car c’est le même examen, en 6° de lycée que dans les autres 6° (cours complémentaires) qui seront rebaptisés CEG (collège d’enseignement général).

 

Evolution : de 20% en 1945 on arrive à 38.5% en 1955 et 46.4% en 1960.

Ou il reste à l’école primaire en classe de cours supérieur ou de fin d’études et prépare le certificat d’études primaires (CEP).

Evolution de 80% en 1945 on atteint 45% en 1962.

Le recul de l’âge de la scolarité obligatoire :

13 ans en 1882 (Jules Ferry avec pour objectif le CEP),

14 ans en 1936 (Jean Zay avec pour but de favoriser l’accès au secondaire),

16 ans en 1959 (Jean Berthoin) avec la création des collèges.

On peut aussi ajouter la gratuité de l’enseignement secondaire depuis 1945.

 

Parallèlement, la région parisienne subissait une très forte augmentation de sa population (+130000 habitants entre les recensements de 1946 et 1954), et les besoins nouveaux liés à la croissance. Par exemple entre 1956 et 1961, 51 000 ingénieurs ou scientifiques sont nécessaires, alors que 24 000 diplômés sont prévus

 

POURQUOI UN NOUVEAU LYCEE PORTE DE VANVES ?

 

2 raisons : un espace disponible et un quartier neuf.

 

Tout autour de Paris, l’espace s’étendant des boulevards des maréchaux aux communes limitrophes (ici Malakoff) était un espace interdit de construction baptisé « la zone », ces terrains libres jouxtant les anciennes fortifications, où avaient trouvé refuge les classes populaires de Paris et de la proche banlieue. Ce lieu de mémoire collective, a été source d’inspiration pour les romans de Zola comme pour les chansons d’Edith Piaf. Quelques baraquements abritaient des marginaux et des gitans qui organisaient parfois de grandes fêtes. Les chiffonniers de l’époque ont laissé en héritage les puces de la porte de Vanves qui animent notre quartier hebdomadairement, comme vous avez encore pu le constater ce matin.

 

Cet espace a été progressivement acquis par la ville de Paris. Dans les années 1950, y ont été construits des équipements publics tels que des bâtiments scolaires, stades, INSEE….

 

Un quartier en voie d’urbanisation : l’expansion démographique et économique de l’après-guerre suscite la construction de logements sociaux sur les terrains disponibles notamment autour de la porte de Vanves (cotés 14 et 15° arrondissements).

 

1955 : LE PROJET

 

Un lycée de jeunes filles de 1 500 élèves

Un lycée de garçons de 1 500 élèves

Pour 1 500 externes et 1 500 ½ pension

Classes de 6e et 5e : 600 F + 600 G

Classes de 4e et 3e : 400 F + 400 G

Classes de 2e, 1e et T : 500 F + 500 G

 

L’ARCHITECTE

 

Germain GRANGE (1897-1975) :

Ecole des Beaux-arts de Paris, Premier second grand prix de Rome 1929,

 

Autres réalisations : hôpital de Vienne Lycées à Savigny s/ Orge et Montgeron HLM à Paris, Boulogne-B et Montgeron Stade, gymnase & piscine Porte de Clichy

 

L’EVOLUTION STATUTAIRE

 

1959-1963 : annexe du lycée Buffon (15ème)

1964 : lycée d’Etat (de la 6ème à la terminale)

1978 : création du collège (réforme Haby)

1986 : le lycée et le collège deviennent EPLE (Établissements publics locaux d’enseignement)

 

LE NOM

 

1959-1963 : annexe de la Porte de Vanves

1964 : lycée de la Porte de Vanves

1966 : lycée François Villon (Choix du CA confirmé par arrêté ministériel du 26 janvier 1966).

A noter cependant quelques divergences de vue avec la municipalité de l’époque qui aurait souhaité le nom de Maurice Noguès.

 

LA CONSTRUCTION

 

1959 : bâtiment D (actuel collège, prévu pour être le lycée de jeunes filles) et bâtiment F (cuisine et réfectoires provisoires, cuisine et réfectoires actuels ouverts à la rentrée 65)

 

1960-61 : bâtiment C (classes spécialisées et bureaux, communs aux deux entités)

 

1962-63 : bâtiment G (infirmerie, médecin & logements) et bâtiment E (gymnase filles, près du D)

 

1966-68 : bâtiment B (actuel lycée, prévu pour être le lycée de garçons) – construction décidée le 29/7/1965

 

1975 : bâtiment A (gymnase garçons, près du B)

 

UNE MIXITE NON PREMEDITEE

 

Le contexte de 1959 : lycées de garçons ou de filles.

La mixité ne sera généralisée dans les lycées que 10 ans plus tard.

A Villon, elle est due à des raisons pratiques :

 

- Buffon est un lycée de garçons alors qu’il y a une forte demande locale de scolarisation de jeunes filles ;

 

- le 1er bâtiment ouvert étant destiné à des jeunes filles, l’accueil des garçons est alors vécu comme provisoire ;

 

- le bâtiment destiné aux garçons n’a ouvert qu’en 1968, le gymnase attenant en 1975. La mixité était acquise.

 

LES VARIATIONS D’EFFECTIFS DEPUIS LA CREATION

 

Une croissance extrêmement rapide la 1° décennie.

De 750 élèves en 1960 à 2639 en 1970 (qui constitue le pic de population de l’établissement), puis une décroissance régulière : 1935 en 1980, 1557 en 1990, 1063 en 2000, pour une population de 950 aujourd’hui en 2010.

 

Dans un compte-rendu du conseil d’administration du 22 novembre 1973, la « directrice » de l’époque constatait déjà une baisse d’effectifs suite à l’ouverture de nouveaux lycées dans la banlieue, et faisait remarquer que les élèves provenaient essentiellement du 14° arrondissement et des quartiers limitrophes, et pointait aussi dans ce nouveau secteur de recrutement plus de situations de familles en difficulté. Cette baisse des effectifs au cours des ans a, à mes yeux, trois causes essentielles :

 

1. L’enclavement postérieur à sa création :

     - 1971 : création de l’académie de Versailles dont relève notre voisine Malakoff, ce qui le coupe de sa base naturelle de recrutement, coupure matérialisée par la construction du périphérique.

     - le découpage de Paris en districts scolaires nous prive d’une part de la population du 15ème voisin.

 

2. Le déclin démographique du 14ème dont la population est passée de 181 414 habitants en 1954 à 134 370 en 2006.

 

3. Sa position géographique coincé entre les boulevards périphérique et des maréchaux qui renforce son image négative et enferme l’établissement dans un cercle vicieux. Les établissements du centre de Paris jouent le rôle d’une pompe, mais derrière nous il y a la barrière symbolique et physique du boulevard périphérique.

 

LES ATOUTS DE VILLON

 

1. Une cité scolaire vaste (3,5 hectares au sol), bien équipée, bien desservie par les transports en commun.

 

2. Des personnels stables, bien au fait des difficultés d’une partie de leurs élèves qu’ils abordent en professionnels et avec humanité.

 

LES DIFFERENTS CHEFS D’ETABLISSEMENT

 

Une pensée pour tous les collègues qui ont œuvré depuis l’origine pour faire de l’établissement ce qu’il est aujourd’hui.

 

- Maurice KRIEF : de 1959 à 1963 (Directeur et censeur)

 

- Marguerite FLEURY : de 1963 à 1966

 

- Lucile KEIZER : de 1966 à 1977

 

- Jeanne DEVILLE : de 1977 à 1983

 

- Serge MAUNY : de 1983 à 1990

 

- André RONDOT : de 1990 à 1992

 

- Françoise GENTIL : de 1992 à 2003

 

- Mireille DAUPHIN : de 2003 à 2006

 

- Michel TERREYRE : de 2006 à 2012

 

- Nicolas BRAY : de 2012 à 2014

 

- Julie BOUVRY : de 2014 à 2015

 

- Nicolas BRAY à compter de septembre 2015

 

LES DIFFERENTS ADJOINTS LYCEE

 

1 poste de censeur de 1959 à 1967, puis 2 de 1967 à 1983, puis un seul à nouveau

 

- Georges SIMONIN, Censeur : de 1963 à 1969

 

- Jeanne DENIS, Censeur : de 1967 à 1985 - Henri HEYER, Censeur : de 1969 à 1975

 

- Maurice ZAMIA, Censeur : de1975 à 1983

 

- Christiane MERLINI, Censeur : de 1985 à 1989

 

- Anne EPSTEIN, Proviseure adj. : de 1989 à 1995

 

- Annie-France ARNAUD, Proviseure adj. : de 1995 à 1998

 

- Michèle COSTANTINI, Proviseure adj. : de 1998 à01

 

- Franceline PARIZOT, Proviseure adj. : de 2001 à 2005

 

- Evelyne DONEZ, Proviseure adj. : de 2005 à 2011

 

- Cécile ARBAULT, Proviseure adj. : de 2011 à 2014

 

- Dominique AUVIGNE, Proviseur adj. : depuis 2014

 

LES DIFFERENTS ADJOINTS COLLEGE (création en 1978)

 

- Yves GAMBARD : de 1972 à 1985 (sous directeur puis principal adjoint en 1981)

 

- Michel MOUMINOUX, Principal adjoint : de 1985 à 1989.

 

- Nicole ANDREATTA, Principal adjointe : de 1989 à 1995

 

- Claire NEIRA, Principal adjointe : de 1995 à 1999

 

- Joseph PICARDI, Principal adjoint : de 1999 à 2004

 

- Dominique BONNET, Principale adjointe : de 2004 à 2008

 

- Roberto GHIN, Principal adjoint : de 2008 à 2011

 

- Florence WEISSLER, Principale adjointe : depuis 2011

 

QUELQUES ELEVES DEVENUS CELEBRES

 

Bien que certains élèves affectés à François Villon l’ont été assez souvent par refus de leurs vœux pour d’autres établissements, il faut cependant reconnaître qu’ils reviennent volontiers nous parler de leurs études supérieures, et évoquer à postériori, combien ils ont été aidés dans leurs études par le corps enseignant et les bons souvenirs qu’ils en gardent.

 

Certains ont fait de belles carrières.

Parmi les plus connus :

Le philosophe André Comte-Sponville,

l'écrivain Yann Quéffelec.

Quelques chanteurs-compositeurs comme

Michel Jonasz, Jean-Jacques Goldman, Patrick Bruel,

Ou l’animateur de télévision Jean-Luc Delarue.