VIE LYCEENNE

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Les lycéens au Conseil Économique, Social et Environnemental

 

Le Comité d'Education à la Santé et la Citoyenneté du lycée développe ses initiatives!

Après avoir formé tous les élèves de terminale et de BTS au débat parlementaire avec l'association Les Jeunes Européens, les lycéens se sont rassemblés dans l'hémicycle du Conseil Économique, Social et Environnemental, le 17 avril 2015.

Ils ont participé à une simulation de débat du parlement européen sur le thème d'un service ciivique européen. Mme Bouvry, Proviseure et M.Auvigne, Proviseur-adjoint ont introduit la séance. 2h30 de débat ont permis d'adopter le service civique européen avec de nombreux amendements. La Direction du Conseil a conclu les échanges. Une session fort enrichissante pour tous et stimulante pour les élèves, véritable initiation à la démocratie.

 

 

LES LYCEENS DECOUVRENT BRUXELLES

 

Mardi 14 avril 2015 et mercredi 15 avril 2015, les lycéens du conseil de vie lycéenne (cvl) ont été invités gratuitement à Bruxelles avec Mme Buisson, professeur de lettres, et M. Auvigne, proviseur-adjoint, pour découvrir les institutions européennes.

Ils ont rencontré :

- la commission européenne,

- le parlement européen et une députée européenne, Pervenche Bérès,

- le parlamentarium.

Ils ont visité :

- le musée de la banque nationale de Belgique,

- le musée de la figurine de bande dessinée,

après un dîner rassembleur dans l'un des endroits typiques de la gastronomie belge.

Le voyage a été préparé avec des bénévoles de l'association Les Jeunes Européens, pendant une partie de l'année. Un stage pédagogique et éducatif pour tous, sans aucun frais pour les familles.

 

 

EXOTISME ET ALTERITE

 

ENSEIGNEMENT D'EXPLORATION : LITTERATURE ET SOCIETE

AXE CHOISI : EXOTISME ET ALTERITE

INTERVENANTS :

Madame Contant (professeure d’histoire et géographie)

Madame Cervera (professeure de lettres)

Monsieur Devalpo (journaliste et reporter)

Un cadre associatif : En 2011/12, les élèves de seconde (1 et 3) qui ont choisi cet enseignement d’exploration vont travailler avec l’association Journalistes en herbe et son représentant, M. Devalpo, un reporter qui séjournera en Haïti de Janvier à Février 2012.

 

      - LE PROJET

 

· Premier volet : Les élèves porteront leur réflexion sur la société haïtienne contemporaine. Ils prépareront les questionnaires d’enquête sur des thèmes qu’ils auront choisis et qu’ils adresseront à M. Devalpo. Ils se constitueront en équipe de rédaction. Le reporter ira en reportage, il réunira des informations qui seront ensuite traitées, mises en page et présentées par les élèves sur le site web du lycée.

 

· Second volet : Une réflexion sur l’imaginaire de l’île sera conduite lors des différentes séances de l’enseignement d’exploration. Il y aura un va-et-vient entre l’imaginaire contemporain de l’île et l’imaginaire littéraire de l’île dans les œuvres du passé. Les élèves découvriront la littérature haïtienne contemporaine et des auteurs tels que Laferrière et Trouillot. Les élèves se pencheront sur les œuvres du passé de l’Antiquité à nos jours : le mythe de l’Atlantide, les journaux et les carnets de voyage des grands découvreurs du 15ème siècle, les visions utopiques de l’île au 18ème siècle et les textes des philosophes des Lumières sur l’esclavagisme, l’imaginaire romantique de l’île au 19ème siècle et l’île et l’exil au 20ème siècle.

 

· Troisième volet : Dans le cadre d’un atelier d’écriture, les élèves écriront des textes qui leur permettront d’explorer leur propre imaginaire de l’île et de l’affiner.

 

      - LES MODALITES DE MISE EN PLACE DU PROJET

 

· Les visites sur site : Fondation Cartier, Musée des Arts premiers, Musée du Louvre.

· L’histoire des Arts : conformément aux programmes de seconde : Poussin, Gauguin…

· Le théâtre : Marivaux.

· La chanson.

· La poésie : Saint John Perse.

· La littérature : Homère, Moore, Bernardin de Saint Pierre …

 

      - LA PRODUCTION DES ELEVES ET L'EVALUATION

 

· La rédaction de questionnaire d’enquête.

· La rédaction d’articles de presse.

· La transposition littéraire de ces articles.

· La rédaction de textes littéraires conformément au programme de seconde et à l’EAF (sujet d’invention ).

 

      - BLOG des 2° 1 et 3

• HAITI

 

• EXPOSITION :
LE CULTE VAUDOU A LA FONDATION CARTIER POUR L’ART CONTEMPORAIN

 

• BRUNCH LITTERAIRE AU DANSOIR

 

• EXPOSITION LE CLEZIO AU LOUVRE : LE CABINET DES CURIOSITES

 

• CAP SUR HAÏTI... AVEC JOURNALISTES EN HERBE

 

 

HAITI

 

•  Orane

•  Khedidja

•  Fadma

 

Les Contours de l’île d’Haïti

« Haïti, tu es… »
Haïti, tu es belle.
Tu es petite.
Tu es chaude.
Tu es ensoleillée.
Tu es une pince de crabe.
Tu es invisible.
Tu es imprévisible.
Tu es fermée.
Haïti, tu es perdue.

Orane

 

Les Noms de Haïti

Je préfère l’appellation « Ayiti » car, déjà à regarder ce nom, je pense à quelque chose de très mignon, comme un bébé-île. Quand on lit la traduction, « la montagne dans la mer », on peut croire que cette terre est, un jour, sortie de l’eau comme une montagne qui surgit et peu à peu se forme. Mais, j’aime bien aussi « la perle des Antilles » car une perle est précieuse, sensible.

Orane

 

Exotisme

Un coin de Paradis.
Le ciel bleu.
De beaux reliefs.
Une mer transparente.
De belles maisons en paille.
Du sable blanc.
La pauvreté.
L’émotion.
Le vide.

Orane

 

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Toponymie en Haïti

 

« Une idylle en Haïti »*

Jérimi et Jémani sont partis rejoindre Sainte-Marie à Mirogane. Sur le chemin, ils ont croisé Sainte-Suzanne sur son âne. Ils ont poursuivi leur chemin, ils sont rentrés dans un magasin. Ils ont acheté des bananes, des abricots et du piment.

Une fois arrivés devant La Chapelle, ils ont pensé à Jacmel, donc ils l’appellent. Il les rejoint à Pestel . Margot les invite sur son bateau, elle leur a préparé du Veau. Les heures passent, ils arrivent enfin avec un bouquet de Fleurs. Ils étaient tous ensemble, c’était que du Bonheur. Sainte-Marie était la meilleure amie de Jémani.

Un jour, Jémani lui a présenté son ami Jérimi . Sainte –Marie est tombée sous son charme mais Jémani l’aimait aussi. Jémani n’a jamais pardonné à Sainte-Marie, sa trahison. Alors Jémani est partie à Cavaillon, là elle a rencontré Raymond , mais elle aimait toujours Jérimi.

Donc, Jémani a voulu se venger lors d’un rassemblement entre amis. Tout le monde était dans le salon, en train de jouer au jeu du Dondon et de grignoter des bonbons. Pendant ce temps, Sainte-Marie regardait les poissons. Soudain, Jémani prend un Coteaux et la poignarde dans le dos. Jérimi est devenu fou, il l’ a jetée dans l’eau. Margot a essayé de sauver Jémani , elle reçoit une Grande Pierre sur la tête : la mer était Rouge. Chantal , le conducteur, se porte à son secours.

Jémani et Sainte-Marie étaient morts. Margot priait pour ses amies qui trouvent La Paix au paradis. De son côté, Jacmel appelle la police. Chantal conduit les policiers à Plaisance où ils attendent Jérimi qui, lui, espère trouver la Liberté. Une fois arrivé à Plaisance, Jérimi est emmené à la prison de Triburon.

Jacmel cohabite avec des Anglais à Mirbalais. Margot travaille avec des Parisiens à Aquin. C’est ainsi qu’elle a rencontré Perrin et ils ont eu un enfant qui se nomme Haïtien.
• *Les mots soulignés sont des noms de lieux de Haïti.

 

Khedidja

 

« Haïti, tu es…. »

Haïti, tu es une tortue.
Tu te caches sous ta coquille
Par peur d’affronter la vérité,
De voir que tout est détruit.
Tu entends les cris de tes Hommes
Qui te font peur.
Aussi vis-tu dans la terreur.
Tu es seule, abandonnée.
Personne ne pourra te sauver.
Plus rien n’est pareil.
O Haïti, pauvre tortue !

 

Khedidja

 

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Le Mot « île » : rêverie exotique

L’île m’évoque le repos, les vacances, l’île ensoleillée avec des cocotiers, la mer turquoise, la plage, le bronzage, les boissons fraîches, les enfants qui rient en jouant, le sable, les éclaboussures, l’eau salée qui pique les yeux…


Fadma

 


Les Contours de l’île de Haïti

Haïti, tes contours, des ailes de colombe.
Tu es la colombe,
Tu es aussi sa cage.
Tu es sa prison.

Haïti, tu es entourée de barreaux salés, parfois violente
Haïti, île consciente du danger qui l’entoure.
Oh ! Haïti, toi qui malgré la peur, continue de déployer tes ailes pour survivre.
Tu es la preuve que l’espoir existe encore.
Haïti, tu ne perds pas courage, toi qui essayes de reconstruire ce qui est détruit.
Tiens bon, Haïti !

 

Fadma

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EXPOSITION :
LE CULTE VAUDOU A LA FONDATION CARTIER POUR L’ART CONTEMPORAIN

 

•  Les trésors du vaudou

•  Rhimeb

•  Skaïa

•  Assa

•  Orane

•  Fadma

•  Khedidja

 

 

Les trésors du Vaudou

Les élèves de l’enseignement d’exploration de François Villon présentent leur visite

Expo Vaudou

L’exposition Trésors du Vaudou était visible à la Fondation Cartier, Boulevard Raspail (Paris XIVe) du 5 avril 2011 au 25 septembre 2011. Nous y sommes allées à la fin du mois de septembre dans le cadre de notre Enseignement d’exploration au lycée. Nous étions 6 élèves. Toutes les statuettes que nous avons vues ont été collectées par deux grands amateurs d’art, Anne et Jacques Kerchache. Leur collection constituée lors de séjours en Afrique de l’Ouest était mise en valeur par le scénographe, Enzo Mari.

Nous avons pu découvrir que le Vaudou est un culte religieux, ou encore une tradition philosophique - originaire de la Côte des esclaves d’Afrique occidentale. Cette tradition est oubliée dans beaucoup de pays, mais toujours pratiquée au Togo et dans les Caraïbes.

La cosmologie vaudoue est organisée autour d’esprits d’essence divine, et ses adeptes croient qu’il y a un lien entre le monde des morts et le monde des vivants. La centaine de statuettes présentées s’appellent des Boccio, ce qui signifie justement : «  reliées à l’énergie des divinités vaudous ». Elles sont principalement sculptées dans du bois, ou fabriquées avec des becs d’oiseaux, des petits crânes d’animaux, des coquillages, des coques, etc. Elles ont pour but de nuire ou… de protéger les vivants.

J’ai aimé cette exposition. Nous avons aimé les lieux aussi, ainsi que le jardin autour de la fondation.

Orane pour l’ensemble du groupe

 

Le vaudou est un culte religieux ancien et une tradition philosophique originale de « la côte des Esclaves » d’Afrique occidentale. Les sculptures « Bocio » sont reliées à l’énergie des divinités vaudou. Dans ce culte, elles sont les intermédiaires entre le monde visible et le monde spirituel. Ces sculptures résultent de l’assemblage d’éléments hétéroclites : cordes, coquillages et mèches de cheveux, recouvert d’une épaisse couche de matière pouvant être faites d’argile. De ces statues étranges se dégage une tension. Utilisées dans le but de nuire ou de protéger, elles sont susceptibles de modifier le cours des existences. Leur force est à la fois visuelle et métaphysique, comme l’indique leur nom, « Bocio », qui signifie « cadavre (cio) doté de pouvoir (bo) ». Elles sont disposées à l’intérieur des maisons et des temples. Cette accumulation énigmatique de statues matérialise les pensées et les sentiments humains les plus profonds : la jalousie, la peur, la douleur, la méfiance, l’amour. Ainsi, nouer des cordes autour d’une statuette peut-être l’expression de la colère.

Khedidja


Le vaudou est un acte religieux ancien et une tradition philosophique originaire de la « côte des Esclaves » d’Afrique occidentale, encore pratiquée au Togo. La cosmologie vaudou est organisée autour d’esprits et de figures d’essence divine. Les adeptes du vaudou pensent qu’il y a un lien entre le monde visible et le monde invisible des esprits.

Orane

 

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Première réaction : Allumez la lumière !

 

obscurité vaudou

L’obscurité a repoussé... mon envie de m’intéresser.

Les murs noirs, la lumière sombre me faisaient ressentir une présence de morts, pas vraiment agréable.

Rhimeb


 

crocodile vaudou

Puis j’ai aperçu cette tête de petit crocodile, elle m’a attiré le regard : cette gueule ouverte entourée de fils de fer : j’identifiais ce que c’était ! J’ai au moins appris quelque chose : les poupées du vaudou ne sont pas des poupées en chiffon dans lesquelles on plante des aiguilles.

Rhimeb


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L’amour en fusion

 

femme vaodou

De toutes ces statues, une seule m’a vraiment plu. Elle représentait une femme fusionnée à son mari. J’ai adoré voir cette image. Elle n’était pas forcément agréable à regarder mais le message qu’elle me délivrait était tout simplement magnifique : une femme fusionnée à son mari : l’amour est une des plus belles choses de la vie ! Peut-être que je me trompe, mais c’est ce que j’ai ressenti…

Skaïla

 

Un malaise par moments…

Hormis cette statuette, je n’ai pas été «emportée» par ces espèces de poupées venues d’Afrique grâce à Anne et Jacques Kerchache. Je ne dis pas qu’elles n’étaient pas belles, loin de là ! Certaines étaient très agréables à regarder, mais je n’ai pas ressenti le besoin de m’y attarder vraiment. Il faut dire que la pénombre - dans laquelle étaient présentées ces statuettes - créait une ambiance bizarre autour de ces objets eux-mêmes étranges. J’ai été carrément mal à l’aise, par moments !

 

femme vaudou

Petites noix

Cette statuette représente un homme en tenue traditionnelle, accoutré d’une ceinture faite de petites noix de cacao délavées. En la voyant, je me suis dit : « Elle, elle a vraiment dû jeter des sorts dans une autre vie ! ». C’est que j’ai tellement entendu dire que le vaudou consiste à jeter des maléfices…

Skaïla


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Douleur abstraite

 

statuette vaudou

Cette statuette m’évoque un poignard : elle s’affine de plus en plus en descendant vers le bas, telle une lame.

Elle m'évoque aussi cette douleur que suscitent, paraît-il, certaines pratiques du vaudou. La manipulation des statuettes peut servir à protéger comme à blesser.

Révélation ?

Cette exposition était une première pour moi : du vaudou, je savais peu de choses, ou des rumeurs, autant dire rien. J'avais entendu dire que ses adeptes fabriquaient des poupées maléfiques. J’imaginais ces poupées en tissus. Je pense que cette exposition nous a été proposée pour nous faire découvrir d'autres cultures, d’autre pays. Il nous a certes été expliqué que les statuettes du Vaudou peuvent provoquer le mal comme le bien, que ce culte est encore pratiqué en Afrique.

N’étant pas agréables visuellement, les statuettes sont faites de morceaux de bois, des crânes, de plumes ou d’autres choses toutes plus incroyables les unes que les autres ! Certaines sont difformes ; d’autres représentent des animaux, des humains ligotés … Elles étaient exposées dans un décor sinistre.

Cette visite n’a pas changé mon opinion, à savoir que le vaudou me semble toujours quelque chose d’inutile. Elle m’a donc laissée indifférente…

Assa


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La femme à la gourde, l’esclave ?

 

femme à la gourde

Ma statuette préférée, dans la grande salle du sous-sol, est le numéro 16, elle représente une femme qui semble bien chargée et qui ne peut pas boire à sa gourde accrochée devant sa bouche car la femme est ligotée.

Lorsque je regarde cette statue, je pense tout de suite a une femme esclave, meurtrie. Elle a été trouvée sur la côte des Esclaves, en Afrique de l’Ouest. Le femme est ligotée des épaules au bassin, elle a une gourde liée contre elle ; mais, visiblement, elle ne peut pas l’atteindre.

Orane


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Miroir, miroir dis-moi …Que me dis-tu ?

 

statue du Bénin

Cette statue a été trouvée à Bénin : pas de bras, pas de pieds ! Juste une tête ornée des perles de coquillage, et d'un miroir accroché sur un clou. Sur le miroir, j'ai aperçu un reflet de lumière : c’est la première chose que j’ai remarquée, qui m'a attirée, peut être parce qu'autour tout était si sombre.

J’ai aussi vu le film sur le travail de J. Kerchache

Fadma


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L’homme aux deux visages

 

vaudou

J’ai choisi cette statuette qui représente un homme à deux visages. Elle m’a interpellée car elle montre un homme tronqué ! Cet homme a certes deux visages ovales et ses mains sont posées sur ses hanches, mais il n’a pas de jambes ! Les yeux, les lèvres et les doigts forment des lignes horizontales très marquées, surtout par rapport à la droiture verticale de la silhouette.

Je l’ai choisie également parce qu'à l'inverse de beaucoup d'autres, cette statuette n'a ni clou planté dans le corps, ni chaîne autour du corps qui l’emprisonne.

Khadidja

 

vaudou

 


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CREDITS PHOTOS :
toutes les photos ont été prises à partir du site de l’exposition : www.vaudou-vodun.com/fr/.../l-exposition-les-tresors-du-vaudou/
 
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BRUNCH LITTERAIRE AU DANSOIR

par Khedidja

 

Le dimanche 15 janvier nous avons assisté à un brunch littéraire au dansoir autour d’Haïti et de ses écrivains proposé par le service culturel de l’ambassade d’Haïti . Animé par Jacqueline Zana-Victor et Yves Chemla

 

Les cinq auteurs que nous avons pu rencontrer sont : Mimi Barthélémy, Syto Cavé, Louis-Philippe Dalembert, Fabienne Pasquet et Guy Régis.

Mimi BarthélémyMimi Barthélémy est une conteuse et écrivaine haïtienne, née en 1939 à Port-au-Prince. Durant cette rencontre elle a pu nous parler de son livre Le Fulgurant. Ce livre est le fruit d’un travail de mémoire car ce récit s’inspire des évènements passés d’Haïti. Elle a abordé le thème de l’inconscience et de l’ignorance collectives. Elle a évoqué la mort, la mort sereine, la mort acceptée, une mort qui arrive à temps. Le livre se compose de deux histoires, elle insère dans chacune des contes. Elle narre l’époque des masques longs portés par les juifs haïtiens en mémoire de son père et celle de la violence. Elle nous a aussi parlé des pratiques religieuses comme le vaudou. Autrefois, le vaudou était une religion méprisée. D’après Mimi Barthélémy, il serait temps de relire l’histoire en abandonnant bon nombre de préjugés, afin de restaurer les valeurs d’Haïti trop longtemps oubliées. Le Fulgurant est l’expression du monde contemporain, de ses violences et de ses migrations massives.


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Syto CaveSyto Cavé est né le 7 août 1944 à Jérémie (Haïti).Il est écrivain à l’âge de 16ans ensuite il fait du théâtre comme comédien en jouant des pièces classiques traditionnelles écrites en créole et en français. A New York, il écrit des poésies, il publie des textes dans des revues. Syto Cavé a créé douze pièces de théâtre. Il vient de publier Une Rose rouge entre les doigts, qui est un recueil de textes de différentes périodes. Fabienne Pasquet est née le 22 décembre 1954, à Genève, de mère franco-suisse d'origine russe et de père haïtien. Elle a fait des études de dramaturge et a obtenu un diplôme de langue. L'Ombre de Baudelaire met en scène une période tourmentée (1855-1859) de la relation qui unit, pendant vingt ans, le poète Charles Baudelaire à Jeanne Duval, mulâtresse d'origine haïtienne.


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Fabienne PasquetC'est pour s'élever contre l'occultation de la vraie figure de Jeanne dans la critique littéraire que Fabienne Pasquet présente ce livre. Dans un Paris qui perd la mémoire à cause des travaux d’Haussmann, Jeanne, une femme éprise de vertige devant la difficulté d'assumer sa différence, choisit de se perdre dans l'écriture de son homme, le poète Baudelaire. « Le support de l’écriture était Jeanne Duval ». Jeanne Duval habite l’œuvre de Baudelaire. Dès ce roman, Fabienne Pasquet interpelle l'histoire pour nous livrer à travers des personnages haïtiens une problématique de l'identité et on y trouve les thèmes chers à l'auteure: la confrontation entre deux cultures, les jeux de masques et de miroirs, le rapport à la mémoire, à l'écriture, au corps et à la création. A cette époque Haïti est présente à Paris. Mais Paris est désert et se perd en poussière.


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Louis Philippe DalembertLouis-Philippe Dalembert est né le 8 décembre 1962 à Port-au-Prince (Haïti). C’est un poète, un metteur en scène et un dramaturge et un grand voyageur. Noires Blessures raconte une histoire personnelle, une histoire cachée. Le roman établit un lien entre le lecteur et le romancier car le lecteur accepte de recevoir l’histoire et de suivre le désir, les voyages du romancier. Soit le lecteur décide d’accompagner le romancier soit il consent à être sous son influence. L’histoire part d’une anecdote longtemps refoulée par l’auteur…. L’histoire a une partie liée avec la musique, qui est présente comme une sorte de guide dans le roman. Les personnages et acteurs subissent l’histoire. Il y a un grand soin apporté à la composition du roman.


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Guy RégisNé en avril 1974, Guy Régis Jr est auteur, traducteur (Maeterlinck, Camus, Koltès) metteur en scène, vidéaste, fondateur et animateur du Nous Théâtre, célèbre compagnie du théâtre contemporain haïtien. De Toute la terre un grand effarement, est une pièce écrite suite au tremblement de terre. L’auteur, enfant, était très touché par les évènements retransmis à la télévision, il était très alarmé par la situation politique en Haïti. L’auteur déclare qu’il n’avait jamais vu Haïti durant ses heures de gloire. C’est tous les bouleversements en Haïti, les séismes, les troubles politiques, qui ont déclenché l’écriture de Guy Régis.


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EXPOSITION LE CLEZIO AU LOUVRE : LE CABINET DES CURIOSITES

 

Jean-Marie Gustave Le Clézio est né à Nice en 1940 de parents originaires de l’île Maurice.

C’est un écrivain français, un grand voyageur, il est l’auteur de plusieurs romans parmi lesquels Terra Amata(1967), Onitsha(1991), Pawana(1992) .

 

L’exposition présente des œuvres anciennes et contemporaines provenant d’Haïti, du Mexique et d’Afrique.
Cette exposition rassemble des œuvres de cultures différentes, avec des peintures historiques, des gravures révolutionnaires, des tableaux haïtiens, des objets vaudou.
A travers cette exposition, on retrouve les peuples et les histoires disparues, des objets témoins du passé et des traces de la main des artistes célèbres ou anonymes.

 

Un cabinet de curiosités était un lieu où étaient entreposés et exposés des objets collectionnés venus de pays lointains, le collectionneur y cultivait un certain goût de l'inédit et du bizarre.
On y trouvait couramment des antiquités ou des œuvres d'art. Les cabinets de curiosités présentaient des collections particulières dans des maisons privées ils sont les ancêtres des musées.

 

Tableau 1 : Sous les décombres

par Orane Lepeytre, 2°3

Sous les décombres

Peintres haïtiens
Sous les décombres
Tableau de Frantz ZEPHIRIN
huile sur toile

Une secousse, des débris, des hurlements, des vies, des morts. Enterrées sous ses décombres, des personnes, apparemment calmes, mais terrorisées : par la mort, par ce qui les attend quand on les déterrera, par ce qu’ils retrouveront de leur vie d’avant le séisme…

Un regard qui nous fait froid dans le dos. Ce que nous ressentons ? Comme une boule au ventre qui nous donne envie de nous jeter dans le tableau pour les aider. Mais ce regard, ces yeux rouges, reflétant une mer de sang mais aussi l’incompréhension d’un tel choc, alors que tout était calme.

Un poisson emprisonné dans un filet de pêcheur, pris au piège parmi tous les décombres et tous les morts.

 


 

Tableau 2 : « LOA », un tableau aux couleurs exotiques !

par Assa Drame

LOA

« LOA » est un tableau qui a été peint par Robert Saint Brice en 1952 (Robert Saint Brice et un peintre Haïtien né le 29 Aout 1898 à Pétion-Ville, décédé le 20 Aout 1976 à Port au Prince).

Ce tableau représente une personne au visage et au corps difformes. Il se compose de très peu de couleurs : le vert, le rouge et le fond du tableau jaune.

Ces couleurs sont exotiques et me font penser à du piment ou encore à du poivron. Ces couleurs, le vert, le jaune et rouge me suggèrent ces légumes, elles me donnent l’envie de les saisir et de les garder au creux de mes mains. La tête du personnage représentée porte une sorte de chapeau qui serait un poisson ou encor une queue de sirène.

J’apprécie énormément ce tableau car il me fait rire, ses couleurs sont joyeuses et ses formes amusantes.


 

Tableau 3 : tableau sans titre

par Assa Drame

sans titre

« TABLEAU SANS TITRE » te fera retomber en enfance !

Ayant été peint par Louisiane Saint Fleurant en 1993, (Louisine Saint Fleurant est née le 11 septembre 1924).

Ce tableau représente une fille peinte en grand centrée au milieu du tableau et entourée de fleurs et d’enfants ! Je retombe en enfance car sa gaité, ses couleurs où domine un bleu nuit m’émerveillent. Ces fleurs dessinées avec irrégularité et un manque de précision dans ses contours et ces oiseaux disproportionnés m’évoquent les dessins que plus jeune je faisais.

C’est une peinture naïve qui dégage beaucoup de calme.


 

Tableau 4 : tableau ailleurs

par Assa Drame

Ailleurs

HAIKUS EN HAITI !

Jean-Louis Senatus

Tableau : « ailleurs » 2004, huile sur toile

 

Ciel et mer uniformes et bleus
ce bleu qui m’emporte loin loin loin…
toi, t’évades-tu ?

Nuage de voile blanc
petit à petit nous encercle
pour venir courir sur nos têtes nues

Céleris géantes vertes
oh ! Ou plutôt arbres sous terre
poussez poussez et vivez !

Boule de neige dis-tu ?
non rapproche toi et regarde…
ah ! oui boule de rêve !


 

 

 
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CAP SUR HAÏTI... AVEC JOURNALISTES EN HERBE

 

    Depuis septembre 2012, nous étudions Haïti. Pays qu’on présente souvent comme pauvre et ayant l’un des plus faibles indices de développement humain ! Haïti, c’est aussi, pour beaucoup de personnes, l’image de cette terre et de ces villes dévastées par le séisme de janvier 2010.

    Nous, nous avons eu la possibilité d’aller au-delà de ces images, grâce à l’association Journalistes en herbe. Son reporter, Alain Devalpo, devait se rendre en Haïti entre janvier et mars 2012. Alors, nous nous sommes mises au travail. Nous ? Assa, Fadma, Khadidja, Orane, toutes élèves de Seconde.

    Nous avons fait des recherches, lu des dossiers, regardé des photos. Puis nous avons envisagé des sujets et préparé des questions qu’Alain Devalpo a emportées avec lui dans sa valise après nous avoir rencontrées le 1er décembre 2011 dans les locaux du lycée François Villon.

    Nous lui avons fait confiance : l’association Journalistes en herbe a l’habitude de travailler avec des établissements scolaires. Chaque année, elle choisit un pays, et ses journalistes partent y enquêter sur des sujets choisis par les élèves.

    A partir d’aujourd’hui, nous présentons le résultat de ce travail de plusieurs mois en espérant qu’il donnera une vision - moins simpliste que nos clichés de départ – de ce pays plein de ressources.

                                                                                                                                                                          Fadma El Fakir

•  Semaine du 2 avril 2012

•  Semaine du 9 avril 2012

•  Semaine du 7 mai 2012

•  Semaine du 22 mai 2012

 

 

 

Semaine du 2 avril 2012 :

 

D’abord quelques photos prises par Alain Devalpo, début janvier après plus de 9 heures de vol et 7700 km traversés dans les airs entre Paris et Port-au-Prince. Une première promenade dans cette capitale. Ses premiers regards.

 

Les photos sont extraites du site:
journalistesenherbe.couleurmonde.com

 

Puis une plongée dans la mémoire d’un Haïtien. Assa voulait découvrir l’histoire haïtienne à travers les souvenirs d’un homme ou d’une femme du pays. Le réalisateur de films, Arnold Antonin a accepté de témoigner.

Ecouter :

Interview Arnold Antonin

 

L’homme qui souhaitait une nouvelle révolution

C’est à Arnold Antonin - réalisateur de films, acteur aussi de sa propre vie, une vie très engagée - qu’Alain Devalpo a posé mes questions. Je souhaitais que le journaliste s’adresse à une personne capable d’évoquer non seulement sa propre vie, mais aussi celle d’Haïti.

Arnold Antonin a soixante neuf ans et il raconte l’histoire politique du pays à laquelle il a participé et dont il a suivi les évolutions. Ayant été opposant à la dictature Duvalier, il témoigne de la réalité de l’oppression. (voir les repères historiques en marge de l’interview). Il formule également ses souhaits pour le futur de son pays.

Arnold est un homme cultivé ; les études qu’il a faites lui permettent d’analyser ses différentes expériences, qu’elles soient liées de prés ou de loin à son pays.

 

L’histoire d’un pays « Tranché » !

 

Haïti


Quelques dates pour se repérer

· 1915 - 1934 : Occupation américaine en Haïti
· 1957 - 1986 : dictature des Duvalier (père puis fils)
· 1986 : Fuite et exil de Jean-Claude Duvalier
· 1988 - 1990 : suite de coup d’états militaires
· 1990 : Nouveau régime politique démocratique : élection de Jean-Bertrand Aristide qui soulève beaucoup d’espoirs au sein de la population
· 1990 - 2001 : Nouvelle série de coup d’Etats militaires
· 2001 : Deuxième mandat de Jean-Bertrand Aristide
· 2004 : Démission et exil forcé de Jean-Bertrand Aristide.
· 2004 : Mise en place d'un gouvernement en intérim. Les forces de l’ONU sont installées sur l’île
· 2006 : nouvelles élections, l’ONU reste sur place
· 2010 : séisme et élection du président Michel Martelly.

 

Toussaint LouvertureToussaint Louverture est né le 20 mai 1743 et mort le 7 avril 1803.

Il est reconnu pour avoir été le premier leader noir à avoir vaincu les forces d'un empire colonial européen dans son propre pays.

Né esclave, il a mené une lutte victorieuse pour la libération des esclaves haïtiens contre le gouvernement français. Par la suite au XXe siècle, il est devenu une figure historique d'importance pour le mouvement d'émancipation des noirs en Amérique.

 

Assa Drame


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Semaine du 9 avril 2012 :

 

Les « Restaveks » Enfants domestiques ou esclaves ?
Trois Haïtiens témoignent

 

Au sommaire de numéro du 9 avril, nous commençons à explorer la situation des plus jeunes Haïtiens, ceux de notre génération.

Touchée par les conséquences du séisme de janvier 2010, je souhaitais qu’Alain Devalpo réalise une enquête sur le sort des orphelins, et des enfants abandonnés en Haïti depuis le tremblement de terre de janvier 2010.

Mais il a d’abord envoyé les trois interviews ci-dessous qui traitent mon sujet de manière plus large… et inquiétante. Les trois entretiens rendent en effet compte de la situation des restaveks…

Quelques indications avant d’écouter et lire les reportages :

Qu’est ce qu’un restavek ?

C’est un enfant envoyé comme domestique hors de chez lui. Cette pratique existe depuis longtemps en Haïti.

Quels sont les enfants concernés ?

Ils sont âgés de 10 ans et plus. Depuis le début XXème siècle, ils viennent généralement de zones rurales. Ils sont confiés par leur famille (qui ne peut plus subvenir à leurs besoins) à une autre, qui, elle, est en principe d’un milieu plus aisé.
Ces enfants sont nourris, logés et doivent être envoyés à l’école. En échange, ils nettoient, font la lessive, la vaisselle, les repas, etc…
D’après l’Unicef, le nombre de restaveks est estimé à 250 000 à 300 000 en Haïti. C’est une estimation…
Depuis le séisme, ils peuvent se retrouver dans des familles pauvres. Et, ils sont plus nombreux. En effet, le tremblement de terre a détruit plus de 300 000 foyers, laissant derrière lui des familles à la rue, dispersées. Il a aussi fait basculer dans la pauvreté énormément de familles qui appartenaient jusque-là à la classe moyenne.

Quel est leur sort le plus fréquent ?

60% subissent des sévices corporels. Très souvent, ils sont moins bien nourris que les enfants de leur famille d’accueil et restent non scolarisés.

Orane Lepeytre

 

Le journaliste, Alain Devalpo, a rencontré trois personnes :
- Madame Hildegonde Amilcar, une enseignante touchée par leur sort des restaveks. Elle participe à un réseau d’alerte, afin de repérer et aider ceux qui sont maltraités.
- A lire juste après, le point de vue d’une restavek, elle s’appelle Maline, et celui de Monsieur Saint Fort, la personne qui l’a accueillie.

 

Ecouter Hildegonde Amilcar :

Témoignages

 

Maline

Etre ou ne pas être une restavek

L’avis de Maline : « Je ne suis pas une restavek »

 

A Port au Prince, Alain Devalpo était hébergé dans une maison où vit Maline, 22 ans. Elle a accepté de répondre à ces questions.

Où es-tu née ? Dans la ville Les Cayes.

Où vit ta famille ? Mes parents, mon frère et mes sœurs vivent aux Cayes.

Que font tes parents ? Ma mère est commerçante. Elle vend des produits alimentaires au marché. Mon père est maçon.

À quel âge as-tu quitté Les Cayes et pour aller où ? À 12 ans, en 2002. J’ai vécu à Martissant (commune de Port au Prince), chez une tante. Elle a deux enfants ; une fille et un garçon.

Pourquoi as-tu quitté ta famille pour venir à Port au Prince ? Pour faire des études.

As-tu réussi tes examens ? Oui. En 2006, j’ai réussi l’examen de 9ème (équivalent BEPC)

Aujourd’hui, en quelle classe es-tu ?Je suis en retho (terminale) dans un collège (équivalent de lycée) qui est proche de l’aéroport. Je passe le bac en juillet 2012. En 2011, je ne suis pas allée au collège car j’ai été malade. Je suis dans une filière professionnelle de secrétariat.

Est-ce que tu travailles en plus du collège ? Oui. Je travaille dans une usine de confection près du collège. L’usine fabrique des blouses pour le personnel médical. Je vérifie le travail des couturières.

Quels sont tes horaires de travail et combien gagnes-tu ? Je travaille du lundi au samedi, de 6h00 à 12h00. J’ai 1h00 de pause. Je gagne 200 gourdes par jour parce que je travaille à mi-temps. Les femmes qui travaillent toute la journée, de 6h00 à 18h00, gagnent 500 gourdes.

Avec cet argent que fais-tu ? Je paye le collège. Cela coûte 380 dollars haïtiens par mois (1 900 gourdes). Je paye ma nourriture et mes loisirs.

Est-ce que tu envoies de l’argent à ta famille ? Non.

Quels sont tes loisirs ? J’aime bien lire. Je regarde la télévision. J’aime aller danser la salsa ou le merengue. J’ai beaucoup d’amis. J’ai aussi un petit ami.

Chez qui vis-tu ? Je vis chez M. Saint Fort depuis 2008.

Est-ce quelqu’un de ta famille ? Non. Il est originaire des Cayes. C’est une connaissance de ma mère.

Est-ce que tu payes un loyer ? Non, mais je rends service. Je fais la cuisine, le ménage et les courses.

Après le bac, que penses-tu faire ? J’aimerais suivre des études pour devenir hôtesse de l’air, mais c’est beaucoup plus cher que le collège. Je voudrais trouver un autre travail qui soit mieux payé.

Que penses-tu de ton sort ? Je crois que j’ai de la chance. C’est comme le 12 janvier 2010. J’étais à la maison quand il y a eu le tremblement de terre. Heureusement, elle est solide. Elle ne s’est pas effondrée.

Tu as quitté ta famille à 12 ans. Tu vis chez quelqu’un où tu fais le ménage. Est-ce que tu es une restavek ? Non.

Pourquoi ? Parce que je n’ai pas de problème. Dans la rue, il y a une restavek. Elle habite au numéro 2. Elle est toujours sale. Elle ne va pas à l’école et elle est battue.

 

 

L’avis de Monsieur Saint Fort : « Maline est ma fille »

 

Après avoir écouté Maline, Alain Devalpo a interrogé M. Saint Fort. Pour bien comprendre une histoire, un journaliste doit croiser plusieurs opinions.

Comment connaissez-vous la famille de Maline ? La mère de Maline est une amie d’enfance. Quand elle m’a dit que Maline cherchait une maison à Port au Prince, j’ai accepté qu’elle vienne ici.

Pourquoi la famille de Maline l’a envoyée à Port au Prince ? Maline est l’aînée de cinq enfants. Sa mère n’a pas les moyens de tous les élever.

Avez-vous des enfants ? Ma famille vit en France. Je passe quelques mois par an en Haïti. En France, j’ai trois enfants. Ils sont adultes maintenant.

Quel est votre métier ? Je suis électricien. Je suis à la retraite. C’est pour cela que je peux venir en Haïti plusieurs mois chaque année.

Quelle est votre relation avec Maline ? Je m’occupe d’elle. Pendant des années, j’ai payé ses études. Quand je suis en France et qu’elle est en difficulté, je lui envoie de l’argent.

En échange, que doit faire Maline ? Elle s’occupe de la maison quand je suis en France. Quand, je suis là elle s’occupe des tâches ménagères.

Est-ce que vous considérez Maline comme une restavek ? Pas du tout. Maline, c’est ma fille.

C’est comme une adoption ? Je ne me suis pas posé cette question. J’ai fait ce que font beaucoup de familles en Haïti.

C’est quoi alors un ou une restavek ? C’est un ou une enfant maltraitée. En France, on ne les appelle pas comme cela, mais il y a aussi des restaveks. Vous n’avez jamais entendu parler de ces familles qui vont en Afrique « adopter » des enfants et qui les maltraitent.


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Semaine du 7 mai 2012 :

 

L’éducation en Haïti : Des chiffres et des lettres

 

Le séismede janvier 2010 a certes aggravé la situation scolaire. Mais le système d’éducation d’Haïti était déjà défaillant auparavant : les conditions matérielles dans les classes et dans les écoles ne remplissaient pas les exigences d’une éducation de qualité.

En effet, avant le séisme seulement 2 élèves sur dix entrés en 1re année du primaire, atteignaient la 5e année et 2% terminaient le niveau secondaire.

70% des élèves commençaient l’école tardivement à l’âge de 9 ans. L’âge moyen pour passer l’équivalent du baccalauréat était de 21 ans.

Les classes étaient surchargées et manquaient de matériel didactique de base (de trop rares bouquins, quelques chaises, quelques tables, des salles dénudées...)

Les enseignants étaient peu formés seulement 1 sur 10 avait le profil suffisant.

Il n’y a toujours pas de statut d’enseignant. Le ministère de l’Education estime que plus de 70% des enseignants n’ont aucune formation. Toute personne peut exercer ce métier dès lors qu'elle a obtenu un diplôme de fin de sixième année, l'équivalent d'un certificat d'études en France.

 

Le bilan du séisme : il a fait plus 230 000 victimes, 750 000 enfants ont directement été affectés à cause de la mort de leurs parents ou à la séparation de leurs familles.

4 000 écoles ont été détruites ou endommagées. Plus de 30 000 élèves et 1 400 enseignants sont morts.

 

Quels moyens ont été mis en place pour redonner un espoir aux écoles d’Haïti ?

 

L’école de l’espoir

Avec le journaliste Alain Devalpo, nous allons vous présenter l'école Carius Lhérisson qui a été reconstruite à l’aide du soutien financier collecté par le journal Paris-Match et l’association Première Urgence.

Voir le reportage

 

Patrick Pierre, le directeur de cette école a également répondu à nos questions. Combien accueille-t-il d’élèves, de quels quartiers de Port-au-Prince, de quelles classes sociales, etc… Voici ses réponses.

Une précision avant l’écoute : à un moment il évoque l’aide du PAM, il s’agit du Programme alimentaire mondial, qui dépend de l’O.N.U.

 

Témoignages


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Les O.N.G et l'aide humanitaire :

 

J’avais choisi de poser des questions sur l’aide internationale pour savoir si la nourriture, les médicaments de l’aide internationale étaient bien arrivés à la population après le séisme de janvier 2010…

Si l’argent avait bien été utilisé pour reconstruire Haïti, ou si les dons ne profitaient qu’à une partie de la population.

Alain Devalpo n’a pas eu le temps d’enquêter sur tous ces sujets, mais il a pu rencontrer une chargée de mission d’Action contre la faim (A.C.F.). Vous allez donc entendre Charlotte Schneider répondre à mes questions sur l’ampleur de la malnutrition dans le pays, sur les traitements qu’A.C.F.propose.

L’association humanitaire A.C.F. organise également des séances de prévention auprès des femmes enceintes. Charlotte Schneider précise d’où vient l’argent avec lequel A.C.F. aide la population et qui en bénéficie. Elle précise enfin que son organisation n’intervient pas partout, et que d’autres ONG proposent leur aide contre la faim dans d’autres régions.

Fadma

 


Quelques chiffres-clefs

Haïti est un pays des grandes Antilles (28 000km²) Sa capitale est Port-au-Prince. Haïti est le seul pays francophone indépendant des Caraïbes. La langue nationale est le créole et le français. Autrefois, surnommé « la Perle des Antilles », Haïti était le pays le plus visité des Antilles.

L’espérance de vie d’un homme est de 59 ans et chez la femme de 63 ans.

Le taux d’alphabétisation des adultes de 15 ans et plus est de seulement 45% pour les femmes et de 53% pour les hommes. Donc, 1 adulte sur 2 ne sait ni lire ni écrire.

72% de la population vivent avec moins de 2 dollars ($) par jour.

L’IDH en 2010 est de 0.404.

 

Le séisme : ses victimes, ses dégâts

En janvier 2010, le tremblement de terre a causé la mort de 230 000 personnes, blessé 300 000 autres. Plus d’un million d’hommes et femmes sont devenus sans-abris.

Les secouristes venus du monde entier ont renforcé les efforts des Haïtiens qui, à main nues, sortaient des décombres les centaines de personnes qui s’y trouvaient.

750 000 enfants ont directement été affectés, soit à cause de la mort de leur parents, soit parce qu’ils ont été séparés de leur familles.

Des milliers de logements ont été détruits. Les survivants ne disposaient plus d’eau potable, de nourriture, de médicaments en quantité suffisante. De nombreux bâtiments publics ont subi des dommages considérables : 5000 écoles, des bibliothèques, des musées ont été dévastés… Le siège du gouvernement s’est effondré.

1,3 million de personnes ont dû être déplacées.


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LA JOURNEE BLEUE

 

Un groupe de filles de première STG du lycée François Villon, ont organisé une journée bleue pour leur projet de management. Le projet consistait à mobiliser les élèves du lycée ainsi que les personnes qui y travaillent à participer à une journée bleue dont le thème est la solidarité, la tolérance, le respect, le but étant d’améliorer les rapports entre les élèves. De nombreuses personnes ont joué le jeu, notamment les professeurs et les membres de l’administration.

Suite à cette journée, de belles photos ont été prises et des jolis souvenirs vont rester dans ce lycée !